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e n'est un secret pour personne, le sentiment d'épuisement est devenu le statu quo, qui nous oblige à nous surmener juste pour faire face aux tâches quotidiennes. Cela nous amène parfois à nous appuyer sur n'importe quel boosteur d'énergie auquel nous pouvons penser pour nous aider à surmonter ces situations. Certaines de nos habitudes quotidiennes certaines pourraient être la cause inconsciente de notre épuisement.

Pensez à votre énergie comme de l'eau dans une récipient qui a un trou au fond. Il existe deux façons de s'assurer que le récipient contient toujours suffisamment d'eau : soit l'on peut verser plus d'eau dedans ou alors on réduire les pertes. Nous sous-estimons trop souvent ce qui peut épuiser notre endurance.

Continuez donc à faire ce qui est nécessaire pour augmenter votre énergie (manger plus sainement, faire de l'exercice, dormir suffisamment, fixer vos limites) - mais assurez-vous aussi que ce processus comprenne ta recherche et la transformation des habitudes qui sabotent sournoisement votre énergie. Pour vous aider, voici 7 habitudes souvent négligées qui peuvent drainer votre énergie (et comment changer les transformer) :

Travailler sur un bureau en ordre

Travailler dans un environnement encombré peut augmenter la distraction et l'inattention. Le résultat? Les tâches prennent plus de temps à accomplir, ce qui vous oblige à utiliser plus de concentration mentale et d'énergie au fil du temps.

La solution : le maintien d'un environnement structuré et rangé, où tout ce dont vous avez besoin est à sa place, sans s'encombrer de ce qui ne vous est pas utile, peut aider à réduire votre perte d'énergie.

Prendre 5 à 10 minutes tous les jours à la fin de votre journée de travail vous permettra de commencer votre prochaine journée dans un environnement moins distractif et plus apaisant. N'hésitez pas à écouter une musique apaisante pendant cette tâche, cela contribuera à créer un modèle d'habitude positive.

Limiter vos onglets ouverts

Non seulement vous surchargez la batterie de votre ordinateur portable en ayant 25 onglets ouverts, mais vous mettez également votre cerveau en sursolicitation constante.

"Rebondir d'onglet en onglet donne à notre ego l'idée fausse que nous accomplissons une quantité incroyable de travail, en réalité, nous ne traitons pas complètement chaque tâche ce que nous essayons d'accomplir efficacement." mentionne Rana Mafee, neurologue chez Case Integrative Health.

La solution : au lieu d'aspirer progressivement votre énergie mentale en laissant un nombre trop important d'onglets ouverts, essayez de vous demander toutes les heures  : de quoi ai-je réellement besoin devant moi en ce moment ? A quoi me sert cet onglet ?

N'hésitez pas à ranger les onglets qui ne concernent pas la tâche sur laquelle vous en train de travailler dans des dossiers dans vos favoris.

Ne pas laisser les petites tâches s'accumuler

Envoyer un texto à quelqu'un. Réserver un restaurant pour votre prochain dîner entre amis. Acheter quelque chose en ligne. La charge mentale de l'accumulation involontaire de petites tâches comme celles-ci peut être distrayante et devenir rapidement mentalement épuisante.

Même les tâches qui nous semblent gérables peuvent rapidement devenir écrasantes et étouffantes quand leur nombre s'accumule. Les pensées constantes et non sollicitées peuvent aussi créer un sentiment d'accumulation générateur d'anxiété.

La solution : idéalement, toute tâche qui s'inscrit dans votre projet du moment et qui prend moins de cinq minutes doit être effectuée immédiatement. Les tâches secondaires peuvent être consignée dans une liste de choses à faire à laquelle vous allouez un temps prédéfini à un moment prédéfini de la journée.

Définir vos priorités et compartimenter vous aidera à réduire le stress -et la fatigue- relatif à liste sans fin des petites tâches accumulées.

Mieux respirer

Même si la respiration est considérée comme une activité inconsciente, nous avons tendance à mal respirer lorsque nous avons beaucoup de choses en tête, que nous sommes sous l'emprise du stress ou de l'anxiété.

La respiration superficielle réduit la quantité d'oxygène que le corps absorbe et la quantité qui peut être transportée dans le sang vers nos organes et nos cellules pour un fonctionnement optimal. Cela peut également déclencher des chemins neuronaux dans le cerveau qui exacerbent l'anxiété et déclenchent la fatigue.

La solution : chaque fois que vous remarquez que vous vous sentez particulièrement tendu ou stressé, utilisez-le comme unsignal pour prendre plusieurs respirations profondes pour lutter contre la respiration superficielle.

Prenez quelques minutes pour vous. Respirez profondément par le nez en insufflant l'air dans votre estomac, en essayant que votre poitrine reste immobile. Observez comment votre corps réagit à cet afflux d'oxygène, expirez par les lèvres pincées en serrant les muscles de votre estomac. Répétez l'operation une dizaine de fois en vous concentrant juste sur le ressenti de votre corps.

La respiration diaphragmatique peut être effectuée en plaçant une main sur le haut de la poitrine et l'autre juste en dessous de la cage thoracique.

En savoir plus sur la respiration.

Ne pas répondre à tous ses appels

Les appels téléphoniques peuvent être épuisants. Notre système nerveux doit non seulement traiter un changement de tâche en appuyant simplement sur un interrupteur, mais aussi essayer de traiter la conversation que vous avez sans signaux faciaux ni langage corporel. Il n'est pas rare qu'une fois un appel terminé, nous ayons besoin de longues minutes pour retrouver pleinement notre concentration.

La solution : avant de répondre à un appel prenez quelques secondes et demandez-vous : est-ce vraiment un bon endroit pour s'arrêter ? Ai-je légitimement la capacité pour cette conversation particulière en ce moment ? Cette conversation est-elle vraiment prioritaire sur la tâche qui m'occupe en ce moment ?

Une habitude simple à mettre en œuvre pourrait être de demander à vos collègues et à vos proches de vous envoyer d'abord un SMS pour voir si vous avez la capacité de répondre à un appel. Vous remarquerez que si vous appliquez cette pratique dans le sens inverse, vos interlocuteurs apprécieront probablement votre geste et seront plus enclins à vous retourner cette politesse.

De cette façon, vous pouvez arrêter de vous sentir comme si vous deviez créer de la disponibilité supplémentaire dans un moment déjà chargé.

Mieux planifier

La planification est utile jusqu'à un certain point. En planifiant à l'avance, vous vous assurez d'allouer du temps à une tâche sans vous oublier ni vous réserver en double. Mais si cela est fait en excès, cela peut vous laisser trop peu de flexibilité et vous forcer à vivre dans le futur au lieu du présent.

Être constamment exposé à un calendrier complet d'obligations peut provoquer une augmentation de l'anxiété d'anticipation et affecter négativement la mémoire de travail et la vitesse de traitement. Cela peut entraver votre capacité à rester attentif et à accomplir efficacement des tâches sur le moment, entraînant une faible motivation et un épuisement mental.

La solution : pensez à planifier les obligatoires (impératifs de travail, réunions et rendez-vous, activités liées à la famille), mais n'hésitez pas à laisser autant de plages de temps libres que possible qui vous donnerons le sentiment de liberté et de contrôle qu'il vous reste une marge de manoeuvre pour les imprévus.

Fixer vos limites à l'avance peut également être utile, permettant plus de spontanéité et de flexibilité.

Ne pas attendre trop longtemps entre les repas

Le corps tire de l'énergie des aliments que nous mangeons. Chaque macronutriment - protéines, glucides et lipides - fournit de l'énergie, mais les glucides sont la source de carburant principale et préférée du corps.

Certaines parties du corps, comme le cerveau, ne peuvent utiliser que des glucides (sous forme de glucose) pour produire de l'énergie. Le corps peut stocker des glucides dans le foie pour une utilisation ultérieure, ce qui agit comme une réserve d'énergie que le corps peut utiliser lorsque le taux de sucre dans le sang est bas, comme entre les repas. Mais il y a une limite à la quantité qui peut être stockée, et finalement, l'approvisionnement s'épuise.

Cet approvisionnement énergétique de secours ne dure que trois à six heures environ, donc passer trop de temps sans nourriture déclenche des mécanismes biologiques et psychologiques qui activent notre pulsion alimentaire avec une charge glycémique. Alors que nous mangeons plus de glucides, en particulier des glucides simples, nos niveaux d'insuline augmentent. Une fois que nos niveaux d'insuline atteignent un pic après avoir mangé, notre glycémie peut ensuite s'effondrer et entraîner une sensation distincte d'épuisement physique.

La solution : en général, la recommandation est de ne pas rester plus de cinq heures éveillées sans manger, mais cela est très individualisé et dépend de divers facteurs. Certaines personnes peuvent avoir besoin de manger plus fréquemment et peuvent bénéficier de ne pas rester plus de trois à quatre heures sans manger.

La meilleure façon d'éviter que votre horaire de repas ne soit perturbé est de toujours avoir une collation stable à portée de main (dans votre sac à main, votre serviette, votre sac de sport, votre voiture, votre bureau ou votre casier) qui ne nécessite pas de réfrigération. Pensez à un fruit, aux barres protéinées, aux sachets de mélange de fruits secs, ...

Photo d'illustration libre de droits par
Elisa Ventur
sur Unsplash
Article posté le
October 14, 2021
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